Chaque semaine, j'en reçois : des appels de petits artisans et de TPE de Valence, de la Drôme et de l'Ardèche qui me demandent pourquoi mon infogérance commence à 150€/mois, quand ils ont vu des offres à 50€ ailleurs. C'est une question légitime. Je ne vais pas vous faire de mauvaise publicité à mes concurrents. Je vais juste vous expliquer honnêtement pourquoi je refuse catégoriquement de vendre des contrats à ce prix, et ce qu'il vous faut vraiment pour protéger votre activité.
Spoiler alert : cet article pourrait vous déplaire si vous cherchez juste le moins cher. Mais il pourrait aussi vous éviter une catastrophe informatique qui coûterait 100 fois plus qu'un bon contrat d'infogérance.
Il y a quelques années, on trouvait surtout des contrats "à la carte" : dépannage à l'heure, intervention sur devis. C'était transparent, mais imprévisible pour le budget. Maintenant, c'est devenu une course au tarif minimal. Les agences multi-services (web, télécom, infogérance) affichent des forfaits alléchants : "infogérance 24/24 pour 49€/mois".
Pourquoi ça existe ? Pour deux raisons simples :
En Drôme et Ardèche, où beaucoup de TPE tournent avec peu de marges, ces offres séduisent. Mais elles crèvent rapidement.
Parlons chiffres, c'est plus clair. Pour une infogérance sérieuse, voici ce qu'on doit financer :
| Poste de coût | Réalité |
|---|---|
| Salaire technicien (proratisé par client) | 35€ à 80€ par client/mois |
| Outils de monitoring/antivirus/backup | 10€ à 30€ par client |
| Frais d'infrastructure (serveurs, stockage cloud) | 5€ à 15€ par client |
| Assurance responsabilité civile IT | 3€ à 8€ par client |
| Marge nette (sinon pas rentable) | 15€ minimum |
| TOTAL MINIMUM | 68€ à 133€ par client/mois |
Conclusion mathématique simple : un contrat à 50€/mois, c'est 18€ à 83€ en moins que ce qu'il coûte réellement de le fournir.
Comment les fournisseurs low-cost gèrent ce déficit ?
L'ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information) l'a redit récemment : les PME doivent appliquer les mises à jour de sécurité dans les 15 jours suivant leur sortie. Un technicien qui supervise 200 clients à 50€/mois ne fait pas ça. Il attend que ça casse. Résultat : vos collaborateurs se retrouvent avec des systèmes vulnérables, et vous ignorez combien de temps.
Le backup, c'est la fondation de tout. Sauf qu'il faut vraiment le tester. Une sauvegarde non testée, c'est zéro. J'en ai vu des centaines chez des clients : fichiers cassés, restauration impossible, données perdues. Un contrat à 50€ ne permet pas de tester mensuellement. Quand vous avez un sinistre (vol, ransomware, panne disque), vous découvrez que vous n'aviez rien.
Qui a les mots de passe admin ? Où sont les serveurs ? Quel fournisseur cloud, quels identifiants ? Un bon contrat = une vraie documentation. Un low-cost = mystère complet. Si le technicien part ou l'agence ferme, vous êtes bloqué.
Une "infogérance" qui coûte 50€ n'a pas le temps de faire une vraie supervision. Vous verrez les problèmes seulement quand votre employé appellera pour dire "ça ne marche pas". Un bon contrat ? On détecte et on règle avant que ça vous impacte.
L'une de mes premières missions en Ardèche, c'était chez une menuiserie. Ils avaient un contrat low-cost depuis 18 mois. Quand je suis arrivé, j'ai trouvé un malware présent depuis au moins 8 mois. Le fournisseur précédent ? Il regardait juste que la machine "était allumée". Pas de scan, pas de détection. Le malware a volé des données client et endommagé des devis.
Scenario type que j'ai vu 15 fois :
Un artisan (plombier, électricien, maçon) a un contrat "infogérance" à 50€/mois depuis 2 ans. Il n'a jamais eu de contact direct avec le technicien. Un jour, son serveur ne démarre plus ou il reçoit une notification étrange. Il appelle son fournisseur. Réponse : "On vous rappelle demain" (sinon "c'est payant c'est hors contrat"). Pendant ce temps, son devis est bloqué, il ne peut pas facturer ses clients, son activité s'arrête.
Quand je suis appelé en urgence (à titre gracieux, j'aime bien aider), je découvre :
Le coût de cette intervention d'urgence ? Entre 500€ et 3 000€. Et encore, si c'est récupérable.
Chez ceux qui avaient déjà un contrat correct ? Les sinistres sont rares, détectés tôt, résolus sans urgence. La différence de coût sur un an ? Peanuts comparé au stress et aux pertes d'activité.
J'aurais pu vendre 300 contrats à 50€/mois et me dire "c'est bon pour le chiffre". Mais ça veut dire :
Honnêtement, je préfère 50 clients avec qui je dors bien la nuit, plutôt que 500 clients que j'abandonne à leurs soucis.
Mon positionnement : infogérance honnête, accompagnement réel, et prix qui reflètent le coût réel du service.
1. Temps de réponse garanti (hiérarchisé)
2. Diagnostic initial + audit
Avant tout contrat, un vrai audit pour connaître votre infrastructure, vos risques, vos besoins. Pas du formulaire en ligne.
3. Patches et mises à jour
Appliqués selon un calendrier défini avec vous, testé, documenté. Suivi de conformité ANSSI ou CIS (selon votre secteur).
4. Sauvegarde testée régulièrement
Backup automatisé + test de restauration mensuels minimum. Vous avez la preuve que ça marche.
5. Monitoring 24/7
Une vraie supervision qui détecte avant que vous appeliez. Alertes internes au technicien, pas des fausses alertes automatis.
6. Documentation complète
Vous savez où sont vos serveurs, comment y accéder, qui paye quoi, comment ça marche. Zéro surprise.
7. Plan de continuité testé
Qu'est-ce qui se passe si un serveur tombe ? Si le fournisseur cloud plante ? Vous et moi, on sait. Avec test annuel.
Coût réaliste ? Entre 150€ et 500€/mois selon le nombre de postes et le niveau de complexité. Pour une PME classique en Drôme (5 à 10 postes), comptez 200€ à 300€.
Oui, c'est 4 à 6 fois plus qu'un low-cost. Mais :
Facile : un sinistre informatique coûte en moyenne 5 000€ à 50 000€ selon la taille de l'entreprise (données ANSSI 2024). Une journée d'arrêt d'activité chez un artisan, c'est entre 500€ et 3 000€ de perte. Trois jours de down-time par an, c'est déjà 2 000€ à 10 000€. Un bon contrat d'infogérance en élimine 95%. C'est juste une assurance qu'on appelle autrement.
C'est déjà mieux qu'aucune sauvegarde. Mais vous avez toujours zéro supervision, zéro gestion des patchs, zéro support en urgence. Et une sauvegarde seule sans monitoring du système, c'est comme avoir une roue de secours mais personne pour vous aider si vous tombez en panne. Vous vous autocomplétez une infogérance, ce n'est pas soutenable.
Posez ces questions à votre prestataire : (1) Quand avez-vous testé ma sauvegarde en dernier ? (2) Combien de postes gérez-vous en total ? (3) Qui est mon contact direct ? (4) Avez-vous une assurance responsabilité civile IT ? (5) Quelle est votre SLA (temps de réponse) ? Si les réponses sont vagues ou si vous n'avez jamais parlé à un vrai humain, c'est mauvais signe.
J'en gère actuellement 35 à 40 en infogérance + maintenance. Ce qui me permet de vraiment les connaître, de tester moi-même, de programmer les urgences, d'avoir du slack pour l'urgent. Si j'en acceptais 200, je devrais embaucher, ce qui augmente les coûts. Ou je baisse la qualité. Je ne veux ni l'un ni l'autre.
Je propose un audit gratuit de 45 minutes pour les TPE/PME de Valence, Drôme et Ardèche. Pas d'engagement. Vous saurez où vous en êtes réellement, ce qui fonctionne et ce qui pose risque.
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